4,3 millions de salariés


Les cadres sont 4,3 millions, soit 16,7% de la population active occupée (19% si on intègre certaines professions intermédiaires). La part des cadres parmi les salariés est en croissance permanente.

 

Les conventions collectives caractérisent les cadres non seulement par leur diplôme de l’enseignement supérieur (un niveau de formation bac+3) ou une expérience professionnelle équivalente, mais également par l’exercice de fonctions d’encadrement, de compétences spécifiques et les responsabilités. Dans les Fonctions publiques, ce sont les agents de catégorie A et contractuels de niveau équivalent. Les mutations qui impactent aujourd’hui les cadres préfigurent les évolutions pour tout le salariat : fragmentation du travail et des parcours professionnels, polyvalence accrue, diversification des lieux et des temps, interpénétration avec la vie personnelle, difficulté les jeunes diplômés d’accéder au travail et pour les séniors de s’y maintenir.

 

Pour la CFDT, les cadres sont des « salariés à part entière, mais pas tout à fait comme les autres ». A l’heure où leur statut est questionné, elle défend leurs spécificités : la responsabilité, l’autonomie, la technicité et l’initiative.

 

La généralisation du statut ne gomme en rien une forte identité professionnelle, ni une diversité de situations auxquelles le syndicalisme ne peut apporter de réponse unique. Le statut cadre est signe de nombreuses contreparties à l’investissement au travail, notamment pour le régime de retraite et de prévoyance, les périodes d'essai et de préavis, la formation, les indemnités de départ et certaines primes. Et la plupart des cadres est au forfait jours. Tous cotisent à l’Apec et bénéficient donc de ses services (hors fonctions publiques). Il n’y a quasiment jamais de négociations globales spécifiques sur l’encadrement.
 

La CFDT est favorable à la prise en compte de la réalité du travail (temps, charge, investissement, rémunération globale, responsabilité, autonomie, expertise, etc.). C’est beaucoup plus explicite que l’existence d’un seul statut qui n’a jamais été défini. Il s’agit donc de défendre avant tout les moyens d’exercer les compétences et de les reconnaître.