2013-2017, coopérations, engagements

Le paysage économique et social au moment où se tient ce congrès est marqué par des mutations et des ruptures qui frappent notre pays et bien d’autres pays de l’Union européenne. Dans un contexte de crises plurielles, de croissance très faible, d’impacts limités des mesures macro-économiques de régulation, quels sont les leviers pertinents aujourd’hui permettant de sortir de ces crises, de sortir de tant d’impasses ? C’est une question centrale. Une mobilisation massive de toutes les forces vives, de toutes les intelligences, de toutes les compétences, est nécessaire. Les enjeux posés par la tentative de mise en place de politiques de filières notamment dans le numérique associant les différentes composantes de l’écosystème pouvoirs publics, fédérations patronales, organisations syndicales donneurs d’ordre et sous-traitants sont importants. Ils doivent aussi pouvoir être déclinés dans les territoires. Le seul discours sur les efforts à produire, sur l’austérité, les restrictions budgétaires, les économies à réaliser, les coûts à réduire et les effectifs à réduire ou supprimer ne saurait suffire pour redresser la barre, retrouver des leviers de compétitivité. Il convient d’inventer de nouveaux modèles économiques compatibles avec un développement respectueux des grands équilibres des systèmes de protection sociale et de solidarité. Cela vaut tant au niveau national qu’au niveau européen et ce contexte implique de remettre la question des solidarités sur le devant de la scène. Le déficit de réflexion prospective des représentants patronaux souvent arc-boutés sur le seul coût du travail et les difficultés de certains acteurs syndicaux à penser les réformes indispensables à la performance économique et sociale, à la cohésion économique et sociale, mais parfois même à regarder certaines réalités en face, tout cela confère à la CFDT une responsabilité singulière.

Sur le même sujet